Pierre Juste, qui vit à La Garde dans le Var, a toujours eu un penchant certain pour l’écriture.
En 2017, à la faveur d’une rééducation de la voix, il découvre le plaisir de dire des textes et se décide à faire du théâtre. Deux passions qui vont se rejoindre : sollicité, il est amené à écrire alors plusieurs textes pour des spectacles, et cette forme littéraire est une révélation jubilatoire.
Conjuguant avec délicatesse la scène et la plume, il crée des récits sensibles et singuliers, essentiellement dialogués, à mi-chemin entre la nouvelle littéraire, le roman court-métrage et le théâtre. Il y développe une écriture très visuelle, proposant des histoires qui sont au moins autant à lire qu’à jouer sur une scène.
Saluées pour leur originalité et leur sensibilité, tant sur le fond que sur leur forme, ses œuvres nous emmènent aux frontières du réel pour explorer la fragilité des liens humains, tout en exaltant l’amour comme comburant indispensable de l’existence.
Une première mise en scène de ses textes a été réalisée avec succès en 2025 et 2026 au Théâtre de la Porte d’Italie à Toulon (Cie Philippe Perrot).
In utero veritas est une histoire coup de poing sur l’identité, le genre et les origines.
April revient s’installer chez son frère jumeau Gabriel après des années d’exil volontaire. Entre eux, le lien est complexe, tendu, nourri de silences et de blessures anciennes. Gabriel, entrepreneur accompli, macho convaincu et séducteur compulsif, vient d’être quitté par la seule femme qu’il ait aimée. Ébranlé, il entame une psychanalyse. Peu à peu, ses certitudes s’effondrent : virilité, identité, rapport au féminin, tout vacille. April aime les femmes, et cela l’insupporte. Leur relation est électrique, ambigüe, troublante. Entre séances d’analyse et confrontations familiales, Gabriel plonge dans les zones grises du désir, du genre, de la sexualité et du lien gémellaire.

