Charles Dantzig est né le 7 octobre 1961 à Tarbes. Il a grandi dans une famille composée de nombreux médecins et s’est quant à lui orienté vers des études de droit, après avoir réussi son baccalauréat, qu’il mène d’abord à Toulouse puis à Paris. Docteur en droit, il prend comme objet d’étude la législation du trafic aérien pour les compagnies dans divers pays. En 1990, il publie son premier essai, Remy de Gourmont, cher Vieux Daim !, et il est déjà remarqué par la critique.
Il travaille pour la maison d’édition Les Belles Lettres, au sein de laquelle il occupe le poste de directeur de plusieurs collections. Il exerce également une activité de traducteur (des œuvres de Francis Scott Fitzgerald et Oscar Wilde entre autres) et s’intéresse au genre de la poésie. En parallèle, il continue à écrire des essais et des poèmes, dont une anthologie parait en 2003 sous le titre d’En souvenir des long-courriers. En 2005 parait son Dictionnaire égoïste de la littérature française, dans lequel l’auteur donne son point de vue personnel sur le sujet et qui crée l’évènement et collectionne les prix littéraires.
Charles Dantzig devient ensuite éditeur chez Grasset, où il publie des textes inédits de grands écrivains, comme Samuel Beckett, Jules Barbey d’Aurevilly ou Truman Capote, ainsi que les textes d’auteurs contemporains. En 2015, il crée une collection et une revue intitulées « Le Courage », qui donne une tribune aux écrivains du monde entier au sujet de la littérature et de la création.
Il est l’auteur de nombreux essais et romans qui traitent de la tyrannie (Confitures de crimes, Les Belles Lettres, Le
napoléonisme, Silvana Editoriale, Dans un avion pour Caracas, ROTOTO Ier, Grasset), ainsi que d’un livre de poèmes (Démocratie du bord de mer, Grasset).
Dans un monde incertain et qui se pose des questions sur sa liberté, Inventaire de la basse période est un livre salutaire qui procède à sauts et gambades : de brèves entrées subjectives pour révéler des vérités objectives ; la forme sensible faisant surgir l’idée comme une épiphanie ; l’ironie dévoilant la mauvaise conscience de l’hypocrisie ; les confidences les plus intimes illustrant des maximes universelles – bref, une vision profondément littéraire de notre réel à la dérive.

