Journaliste, éditeur et écrivain, le vrai nom d’Ian Manook est Patrick Manoukian.
Il a écrit sous les pseudonymes de Manook, Paul Eyghar, Ian Manook et Roy Braverman. Il signe également, avec Gérard Coquet, sous le pseudonyme collectif de Page Comann.
Grand voyageur, dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada, pendant 2 ans, sur 40 000 km en autostop. Après des études en droit européen et en sciences politiques à la Sorbonne, puis de journalisme à l’Institut Français de Presse, il entreprend un grand voyage en Islande et au Belize, pendant quatorze mois, puis au Brésil où il séjournera treize mois de plus.
De retour en France au milieu des années 1970, il devient journaliste indépendant et collabore à Vacances Magazine et Partir, ainsi qu’à la rubrique tourisme du Figaro. Journaliste à Télémagazine et Top Télé, il anime également des rubriques « voyage » auprès de Patrice Laffont sur Antenne 2 et de Gérard Klein sur Europe 1. Il devient ensuite rédacteur en chef des éditions Télé Guide pour lesquelles il édite, en plus de leur hebdomadaire, tous les titres jeunesse dérivés des programmes télévisés : Goldorak, Candy, Ulysse 31.
Patrick Manoukian écrit en 1978 pour les éditions Beauval deux récits de voyage : D’Islande en Belize et Pantanal.
En 1987, il crée deux sociétés : Manook, agence d’édition spécialisée dans la communication autour du voyage, et les Éditions de Tournon qui prolongent son activité d’éditeur pour la jeunesse (Denver, Tortues Ninja, Beverly Hill, X-Files…).
De 2003 à 2011, il signe les scenarii de plusieurs bandes dessinées humoristiques. Son roman pour la jeunesse Les Bertignac : L’homme à l’œil de diamant (2011), obtient le Prix Gulli 2012.
Sa trilogie Yeruldelgger, dont le premier roman date de 2013, a reçu le Grand Prix des lectrices de ELLE, le prix SNCF du polar et le prix Quais du Polar. Lesdites aventures se poursuivent dans Les temps sauvages (2015) récompensé par un nouveau prix et La mort nomade (2016).
Son roman Hunter (2018) est suivi de Crow (2019) , deuxième titre d’une trilogie qui attend sa conclusion.
Dans Minjung, publié en 2026, l’ex-inspecteur Gangnam enquête sur les survivants de deux tragédies nationales coréennes: les minjungs, les indésirables, qu’on a raflés et fait disparaître pour présenter aux yeux du monde une Corée «propre », en 1988, au moment des Jeux olympiques de Séoul, et les 140000 enfants coréens livrés à l’adoption dans le cadre d’un véritable trafic humain, géré et financé par l’État.
Dans ces dossiers sordides, Gangnam n’intervient pas en simple enquêteur: il porte aussi les blessures d’une victime. Et sa colère n’en est que plus vive.

